Population
Faits
Faits
Faits
La commune de KOUTABA, couvre les 2 groupements que sont KOUNGA ayant son siège à KOUNGA et KOUNDOUM dont le siège est à KOUNDOUM, tous deux dans l’arrondissement de Foumban. Cette collectivité territoriale décentralisée a été créée le 20/09/1982 par décret n° 82/455 du 20 Septembre 1982.
Baptisée commune rurale de Koutaba, elle est devenue commune de koutaba grâce à la loi n°2004/18 du 22 juillet 2004 sur la décentralisation au Cameroun et est entrée en vigueur en 2010,
Sur le plan politique et depuis sa création, cette commune a été gérée tour a tour par l’UNC, le RDPC (avant les années 1991 période du parti unique) et par l’UDC depuis 1996 période de l’avènement du multipartisme.
La population totale de l'espace urbain communal de Koutaba en 2005 était de 9410 habitants. Avec le taux d'accroissement de 2,4%, cette population serait passée à plus de 14 189 habitants dont 7298 personnes de sexe masculin, soit 51,43% de la population urbaine totale et 6891 personnes de sexe féminin, soit 48,57% de cette même population.
La situation des populations de l’espace urbain communal se présente ainsi qu’il suit dans le tableau y compris celle de la petite enfance (0-3 ans (10,7%), 4-5 ans (6,3%), 6-14 ans (23,4%), 15-34 ans (34,7%), 35 ans et plus (24,9%).
Groupes ethniques et relations interethniques
Plusieurs communautés habitent le territoire communal de Koutaba : On peut citer les Bamoun majoritaire, les Bororo, les Bamiléké, les peuples originaires du nord ouest et Sud ouest, les KAKA originaires de l’Est -Cameroun, les Haoussas, les TIKAR, les Ewondo et la quasi-totalité des ethnies du Cameroun de par le caractère cosmopolite de cette citée à travers la présence du Bataillon des Troupes Aéroportées(BTAP) de koutaba.
Pour ce qui est des relations inter ethniques, elles sont de toute part pacifique sur l’ensemble du territoire communal et on ne dénombre aucun conflit tribal. Les relations entre les quartiers de l’espace urbain communal sont harmonieuses et basées sur des échanges économiques, culturels et religieux. Le principal pôle d’attraction est Koutaba-centre commercial(TAYANDI). Le système des marchés (mercredi) fait que les populations des différents quartiers et des villages riverains se retrouvent régulièrement. Les petits points de discordance lorsqu’ils existent portent généralement sur les limites foncières, sur la discussion/contestation du leadership et sur les conflits agropastoraux. Mais ceci est sans conséquences fâcheuses sur la cohésion sociale. Les autorités municipales, administratives, traditionnelles et religieuses cultivent de manière permanente la notion de vivre ensemble, une cohésion sociale parfaite et une implication de tous pour les activités de développement dans la commune, ceci à travers les travaux d’investissement humain et les contributions pour les projets de développement. Cela constitue un atout à exploiter pour la mise en œuvre de la décentralisation
Religion et culture pratiquées
La Commune de Koutaba est multiconfessionnelle avec une prédominance de l’Islam. En effet, certaines populations sont attachées aux rites traditionnels qui côtoient allègrement les religions séculaires que sont l’islam, le catholicisme et le protestantisme. Toutefois, on y dénombre quelques églises réformées et des églises nouvelles ou réveillées. L’Islam est pratiqué à environ 75 % de la population et Le Christianisme pratiqué à 25% de la population(le protestantisme, le catholicisme, les églises réveillées)
Les peuples autochtones à prédominance »BAMOUN » dans la commune de koutaba ont dans l’ensemble une tradition très proche de celle des peuples TIKAR dont ils sont tous originaires. Par exemple les appels aux rassemblements des populations se font à l’aide des grands tambours appelés « NDOM » installés dans la cours de la chefferie et tapés par les jeunes serviteurs.de la cour ou d’un cor creusé dans une corne de bœuf ou de bélier et soufflé par un jeune pour un appel au rassemblement/regroupement
Les peuples Bamoun de Koutaba, tout comme les autres Bamoun du département du Noun sont soumis aux valeurs traditionnelles. La polygamie reste une pratique généralisée du fait de l’appartenance de la majorité à l’Islam. De même, la culture de l’esprit de solidarité dans les travaux champêtres, des cérémonies de mariage et de deuil est très avancée dans le milieu.
Quant aux types de regroupements, les populations de la commune de Koutaba, dans le cadre de la vie associative et communautaire se sont organisées en conseil traditionnels, en comités de développement des villages, en associations diverses, en groupes communautaires, groupes d’entraide, en GIC, Union des GIC, Coopératives, en associations des parents d’élèves et enseignants, en comités de concertation(CC), etc.
Pour les partis politiques en présence dans le territoire communal on peut citer: l’UDC (parti dominant), le RDPC, le SDF, UPC, , UNDP, MRC, PDC.
Organisation sociale
L’espace urbain de Koutaba est organisé en 08 quartiers qui ont bénéficié du diagnostic de l’espace urbain communal (Manguier et Meteket dans le groupement Koundoum), Mariatou, Aviation, Haoussa, Centre commercial(Tayandi), Sabogari, Fetekouon dans le groupement Koundoum
Ces quartiers sont placés sous l’autorité des chefs de quartiers qui rendent compte directement au sous-préfet de l’arrondissement de Koutaba et aux chefs de village concernés. Ces chefs de quartiers dans la facilitation de leur travail, sont assistés dans leurs fonctions par les notables.
L’on note donc que l’espace urbain de Koutaba est logé dans deux groupements qui sont les chefferies de 2ème degré à savoir KOUNGA et KOUNDOUM dont les sièges sont dans l’arrondissement de Foumban.
Mobilité de la population
La commune de Koutaba connaît un problème d’exode rural. Plusieurs personnes pour des raisons diverses (la recherche d’emploi en ville, les conditions de vie difficiles dans l’espace urbain communal, le besoin d’accéder aux infrastructures de santé, scolaire et autres) sont obligées de quitter l’espace urbain communal de Koutaba pour d’autres villes du triangle national. On rencontre donc des personnes qui y résident pour travailler dans les autres villes voisines(Foumbot, Foumban, Bafoussam, etc.), des jeunes scolaires qui partent de Koutaba par manque d’infrastructures spécifiques et les habitants qui doivent se déplacer régulièrement pour atteindre le marché de Bafoussam, de Foumbot, de Foumban , de kouoptamo, de Bangourain, de Massangam ou elles doivent s’approvisionner en produits divers pour leurs besoins vitaux et périphériques. Par ordre d’importance, on peut remarquer une mobilité de la population de Koutaba vers Bafoussam, Koutaba vers Foumban, Koutaba vers Douala et Yaoundé, Koutaba vers KYOESSI, Koutaba vers les autres régions du Cameroun et Koutaba vers l’extérieur du Pays
Cette mobilité des populations vers ces différentes destination se justifie par la recherche des solutions aux besoins essentiels (santé, marché, écoles de formation spécialisée, produits manufacturés, les produits de premières nécessités, la recherche d’emplois ou pour l’exercice des activités économiques.
La mise en place d’un certain nombre d’infrastructures et surtout le développement des activités économiques à Koutaba, stabiliserait la population jeune et améliorerait les conditions de vie des femmes et des personnes âgées. On remarque aussi un déplacement massif en retour dans la communauté à l’occasion des évènements socio culturels (deuils, cérémonies traditionnelles, succession, etc.).
Système foncier
Le Système foncier est régit par deux (02) approches. Pour être propriétaire d’une parcelle de terrain dans la ville de Koutaba, cela se fait par droit successoral, ou par acquisition moyennant une contrepartie. Ce n’est qu’après qu’il est possible d’engager en toute quiétude le processus d’obtention du titre foncier auprès de l’administration. Donc en définitive, le système foncier est d’abord régit par le droit coutumier et la loi ne fait qu’entériner ce qui a été négocié entre celui qui cède et l’acquéreur.